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| | Si j'avais eu un coeur... | |
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| Auteur | Message |
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Edward Cullen • Je te protègerais autant que je t'aime •

Age : 107 Inscrit le : 28 Fév 2008 Messages : 84 Localisation : * Forks *
 | Sujet: Si j'avais eu un coeur... Jeu 3 Juil - 16:27 | |
| Avant le post avec isabella
Une brise légère siffla entre les arbres de la forêt dense où la semi obscurité dissimulait les branches qui aurait pu entraver Edward mais il était bien trop souple et rapide pour faire une telle erreur et tomber lourdement sans même avoir le temps de réagir. Quelques gouttes venaient à tomber sur ses épaules et sur son visage mais ce n’était dût qu’à l’agitation des branches qui jusqu’à maintenant avaient retenues une petite partie des pluies récentes.
Habitude humaine, le jeune homme inspira une grande bouffée d’air pour la relâcher en un soupire douloureux. Il savait parfaitement où il allait à une si vive allure qui était pourtant naturelle en lui. La lumière grise ne traversait pas le feuillage épais, lui offrant en quelques sortes un cocon dans lequel il pouvait laisser libre court à ses humeurs sans même craindre de dévoiler sa nature sauvage. Il freina le pas puis s’arrêta, doutant brusquement de lui-même. Lacéré entre deux choix il mugit de colère et saisit aussi vivement que lui permettait ses réflexes de vampire une branche d’un diamètre d’une quarantaine de centimètre avant de l’envoyer violemment plus loin. Cette dernière se brisa en un bruit sourd et sec contre le tronc massif d’un arbre qui en avait vu d’autre. Un frisson parcourut son échine et il baissa la tête en fermant les yeux, les muscles tendus. Il resta ainsi pendant quelques longues secondes puis sa respiration redevint silencieuse et peu à peu ses muscles cédaient, se dénouant avec lenteur. Lorsqu’il se redressa, son regard avait une teinte qui déjà commençait à s’assombrir. Il n’était pas mût pas la soif, juste par son excès de rage inexplicable pour quiconque ne le connaissait pas.
A partir du moment où il fut enfin calmé, du moins d’apparence, il se remit avec marcher mais avec la lenteur d’un humain tellement les doutes le rongeaient. Sa belle assurance avait disparut, laissant apparaître un être inquiet et nerveux, susceptible et facilement abattu. Maugréant une litanie de juron, ses lèvres bougeaient trop rapidement, créant simplement un murmure incompréhensible pour les Humains. Régulièrement son regard furtif balayait les côtés, veillant à ne croiser personne. La lumière devenait plus présente, les arbres moins serrés et les feuillages s’espaçaient de plus en plus, laissant place à un passage simple. Edward n’eut à marcher que quelques secondes encore avant d’être presque à la lisière du bois. Il posa sa main sur un tronc puis il s’appuya doucement avant de poser sa tempe contre, observant ce spectacle qui s’offrait à lui. S’il avait eu un cœur, sans doute il aurait été lourd et serré à cet instant même. La forêt bordait le jardin de Charlie Swan et par conséquent, en étant si près, Edward apercevait les allés et venues de Bella, la voyant disparaître dans une pièce, réapparaître, parler puis repartir. Douloureusement fasciné le jeune Cullen restait immobile, insouciant du temps. Que cela pouvait-il faire qu’il soit parti depuis 10 minutes ou bien 24 h ? Esmée n’avait pas à se faire de soucis – bien qu’elle s’en fasse, quant aux autres…Alice ne manquerait pas de ressource pour le retrouver si elle venait à se faire du souci. Eludant ainsi la question, les pensées d’Edward se tournèrent de nouveau sur Bella avant qu’il ne détourne la tête, supportant mal d’être exilé ainsi de son plein gré. Un soupir douloureux glissa entre ses lèvres mais son regard chercha de nouveau cette silhouette aimée. Comprenant qu’il ne la verrait plus avant un long moment, il se détourna à contre cœur après avoir attendu pendant ce qui lui parut être une vingtaine de minute.
Quittant les lieux, il se dirigea de nouveau vers la densité de cette masse verdoyante que formait la forêt mais tout lui semblait terne. Balayant trop violement une fougère, il la réduisit considérablement mais il ne s’en soucia guère, le regard tristement rivé sur le sol. Si seulement il avait été humain… Cette pensée le rendit un peu plus mélancolique mais il fut violemment tiré de ses regrets par un bruit qui venait de sa droite. Plus à même de reconnaître une odeur tellement son esprit était brouillé, il dut guetter en s’immobilisant. Lorsqu’il eut la certitude qu’il ne s’agissait pas d’un animal ou d’un humain il s’accroupit, tendant ses muscles comme il pouvait le faire en chasse. Il avait été suivi. Il ne savait pas par qui ou par quoi mais il en avait la certitude. La silhouette de sa sœur se dessina et il se redressa sans plus lui porte d’attention. N’avait-il pas pensé qu’Alice saurait le retrouver ? En voilà la preuve. Il la gratifia d’un grognement peu amène et se détourna sans émettre un seul mot. Ignorant Alice, il serait sans doute partis en s’enfonçant vers le cœur de la forêt si elle ne l’avait pas hélé au bout de quelque pas. Il s’arrêta, agacé mais ne se retourna pas. Ses muscles avaient gardé cette tension et il ne craignait qu’au moindre contact physique, cette dernière le pousse à réagir avec violence et agressivité.
« Qu’est ce que tu veux, » lança-t-il à Alice d’un ton peu avenant dont pourtant les intonations restaient plus agréables qu’une voix humaine mais aussi plus impressionnantes lorsqu’il s’emportait brusquement. Faisant preuve d’impatience, il jeta un regard noir par-dessus son épaule, la mâchoire crispée. Il s’en prenait injustement à Alice, il en avait conscience mais il ne savait pas réagir autrement lors que la souffrance le dépassait. |
|  | | Alice Cullen

Inscrit le : 01 Juil 2008 Messages : 26
 | Sujet: Re: Si j'avais eu un coeur... Jeu 3 Juil - 18:40 | |
| Alice était installée dans le salon de la grande villa située à l’extérieur de la petite ville de Forks. Le soleil, dont l’apparition était des plus rares dans cette région où la pluie et la grisaille étaient les seuls à régner, remplissait la pièce d’une chaleur tiède et agréable. Dans cet endroit isolé, perdu, loin de la route, les Cullen pouvaient se laisser aller à leur vraie nature, ce dont Alice ne se privait pas. Elle laissait aller librement les quelques rayons filtrés par la baie vitrée se promener sur sa peau blanche, qui dorénavant renvoyait un éclat éblouissant, semblable à des milliers de diamants délivrant leurs scintillement sans crainte. Elle ferma les paupières d’aise, complètement calme et détendue. Le simple fait que le beau temps soit revenu – même pour quelques heures seulement – la rendait heureuse. En effet, il en avait toujours fallu peu à Alice, depuis qu’elle avait rejoint sa nouvelle famille, pour oublier ses soucis et profiter des petits bonheurs de la vie quotidienne.
Esmée traversa le salon, passant juste devant le jeune femme qui était désormais allongée sur le sofa. A la voir ainsi, on aurait pu penser qu’elle dormait si on n’était pas au courant du fait que les vampires n’ont pas besoin de sommeil. Pire, le droit de se reposer de cette façon leur était interdit. Soulagement pour certain qui ne voulait pas perdre une seule minute à des choses qu’ils jugeaient futiles, lourd fardeaux pour ceux, comme Alice, qui regrettaient l’époque où le rêve leur était encore permis. Alice rouvrit les yeux, sentant le regard de sa mère sur elle. L’expression d’Esmée était facile à comprendre : elle était soucieuse, aucun doute là-dessus. Esmée avait toujours été une mère très attentive au moindre besoin de l’un de ses enfants, elle ne recherchait que leur bonheur. Or voir l’un d’entre eux abattu, sans aucun but, traînant sa tristesse avec autant de mal qu’un prisonnier d’avant guerre traînerait le lourd poids attaché à sa cheville. Voir Edward ainsi achevait sa mère, qui se sentait impuissante face à ce sentiment de détresse. Alice essaya de la rassurer comme elle le pouvait, quand brusquement, elle se tut, se figeant sur place. Esmée la regardait à présent avec une étincelle dans le regard. Elle n’était pas surprise de voir sa fille dans cet état d’absence, elle en avait l’habitude. Elle attendait impatiemment que cette vision se termine, voulant savoir ce qu’Alice avait bien pu voir.
Quelques courtes minutes passèrent, puis la jeune femme revint à elle. Haletante, le souffle court, son regard fixait un point invisible. Esmée la regarda, apeurée, attendant une explication, mais Alice n’avait pas le temps de raconter ce qu’elle venait de voir à sa mère, le temps pressait et elle ne devait pas perdre une minute de plus, sinon … Non, elle devait changer les choses, il ne pouvait pas en être autrement. Elle ne devait pas laisser cette vision se réaliser, au risque de perdre gros dans l’histoire.
Alice se mit debout sans attendre, en un seul bond. La plupart des humains auraient été étourdi en se levant si rapidement, mais ce n’était pas le cas de la jeune femme, n’étant pas une humaine. Elle adressa un sourire forcé à Esmée pour lui demander de ne pas lui en vouloir si elle ne prenait pas le temps de tut lui expliquer.
« Fait-moi confiance Esmée. Mais je dois partir tout de suite, en espérant qu’il ne sois pas trop tard … »
Alice n’avait pas laissé sa voix la trahir, bien qu’au fond d’elle le sentiment dominant était la peur. D’un hochement de tête, Esmée l’encouragea à se dépêcher de rejoindre Edward – car c’était de lui dont il était question évidement - .
Alice sortit de la demeure à une allure jugée normale pour un humain, mais aussitôt les limites de a propriété franchie, elle s’engouffra dans la forêt dense, verte et humide à une vitesse impressionnante. Courir était sa seconde nature, comme tous les vampires, elle n’avait donc pas besoin de se concentrer pour éviter tous les obstacles qui se dressaient sur son chemin. Elle aurait pu laisser son esprit divaguer durant cette course, mais toutes ses pensées rejoignaient une seule et même personne : son frère. Elle savait où il devait normalement se trouver, l’ayant vu dans sa vision. Seulement l’avenir n’est jamais vraiment exacte, chaque détail peu changer d’un moment à un autre, surtout lorsqu’il est si insignifiant. Mais normalement, elle devrait le trouver dans le périmètre qu’elle s’était fixée.
En arrivant près de la maison d’Isabelle Swan, Alice ralentit considérablement, pour que ses pas ne finissent par devenir qu’un simple piétinement. Edward était bel et bien là, elle sentait son odeur. Prudemment, elle s’avança entre les fougères qui lui barraient le passage et lorsqu’elle arriva enfin près de lui, elle le vit dans une position qu’elle connaissait bien : celle qu’il prenait lors de la chasse pour attaquer. Mais quand il la reconnut, il relâcha ses muscles bandés et se détourna, visiblement agacé. Il n’avait pas l’air d’être très heureux de la présence d’Alice, il le lui faisait assez remarquer. Mais son énervement ne dissuaderait en rien sa sœur, cela il le savait.
Malgré l’accueil peu chaleureux qu’il lui avait réservé, Alice ne put retenir un profond soupire de soulagement. Sa vision ne s’était pas encore réalisée, et maintenant qu’elle était avec lui, elle s’efforcerait à changer le futur qu’elle avait vu. Ce soupire ne plut visiblement pas à son frère, qui lui jeta un regard noir et impressionnant, comme le reste d’ailleurs. Mais Alice était obstinée et ne comptait pas le laisser comme ça. Elle le connaissait suffisamment pour savoir que s’il s’adressait à elle de manière si peu cordiale, c’est que sa souffrance le dépassait.
Alice n’avait jamais eu peur de lui, et ce n’est pas maintenant qu’elle commencerait. Il avait beau avoir l’air impressionnant et invincible, elle avait exactement la même force que lui, alors un combat ne lui faisait pas peur, si cela pouvait lui faire sortir toute cette souffrance. S’il pouvait se défouler sur quelqu’un, c’était bien sur elle. Elle qui le comprenait, qui ne portait aucun jugement, qui voulait l’aider. Elle était la seule de la famille à pouvoir faire quelque chose, elle en avait conscience. Carlisle était toujours de bons conseils, mais parfois il pouvait se montrer un peu distant. Esmée était beaucoup trop soucieuse pour aider Edward avec efficacité. Jasper, lui, était encore un « jeune », et tout cela le dépassait un peu, lui qui avait eu beaucoup de mal à s’accommoder du sang animal uniquement. Emmett essayait désespérément de raisonner Rosalie, ce qui n’était pas un travail des plus aisés, sachant qu’elle n’éprouvait qu’une seule envie : s’en prendre à Bella, qu’elle rendait seule et unique responsable de l’état dans lequel se trouvait son frère. Il ne restait donc plus qu’Alice.
« Edward arrête de fuir. Ca ne sert à rien, ton chagrin te suit comme ton ombre, alors au lieux de te morfondre, regarde là plutôt dans les yeux et bats-toi. »
Les paroles d’Alice étaient volontairement dures, pour le faire réagir. Il ne pouvait plus rester dans cet état de léthargie où il ne faisait que subir sa douleur. Elle voulait qu’il prenne conscience que ne rien faire n’arrangerait pas les choses. Depuis qu’elle était arrivée près de lui, le jeune femme s’efforçait de penser à autre chose qu’à la vision qu’elle avait eue quelque minutes plus tôt, de sortes qu’il ne puisse la déchiffrer dans ses pensées, ce qui sûrement l’aurait achevé. Elle lui fit face, nullement apeurée par le regard noir qu’il lui jetait, comme pour lui faire regretter ses dires. Elle vit sa mâchoire se serrer, ses poings se fermer. Il essayait de se maîtriser, c’était flagrant. Pourtant se laisser aller lui aurait fait tellement de bien … |
|  | | Edward Cullen • Je te protègerais autant que je t'aime •

Age : 107 Inscrit le : 28 Fév 2008 Messages : 84 Localisation : * Forks *
 | Sujet: Re: Si j'avais eu un coeur... Jeu 3 Juil - 19:28 | |
| Les paroles d’Alice percutèrent avec une certaine violence Edward mais au lieu de resté dubitatif face à cette fermeté, il ne fut que plus énervé, dévoilant sa dentition en émettant un second grognement. Il ne souhaitait pas déclencher les hostilités bien qu’il ne fasse preuve d’une sympathie mais il refusait qu’elle vienne le provoquer sur un tel sujet. Si elle s’en était tenu à cette simple phrase, peut être aurait il ignoré l’acte et se serrait détourné mais elle semblait savoir comment le rendre fou, fou de rage mais aussi de tristesse. Il ne supportait plus les mots d’Alice qui le blessaient tout en le faisant réagir par la violence. En quelques mots elle gagna de nombreux regards assassin quelques grimaces de douleur mais le meilleur lui fut réservé lorsqu’elle prononça l’ultime phrase qu’elle n’aurait jamais du penser, déclenchant un rugissement outragé de la part d’Edward qui se répercuta contre les troncs avant de mourir en un léger échos. Elle le provoquait. Il n’y avait aucun doute permis bien qu’il ne comprenait pas le but de la manœuvre. Il se déplaça rapidement sur le côté bien qu’il savait qu’elle possédait la main force que lui. Edward pouvait être meilleur en course mais dans le cas présent cela n’avait intérêt. Il ne s’agissait pas de fuir mais d’attaquer.
Immobiles ils se fixaient, guettant les moindres gestes de l’autre. Le jeune homme tressaillit doucement tentant en vain de comprendre pourquoi elle le poussait à bout mais cela en était devenu trop pour réfléchir et il préféra se ruer sur elle en un grondement menaçant. Il ne cherchait pas à lui faire de mal mais de toute façon pour que l’un ou l’autre soit réellement atteint d’une grave blessure…ils avaient une belle marge devant yeux. Plus espiègle elle se débarrassa d’Edward en quelques minutes mais il n’abandonnait pas aussi facilement pas après des mots suintant de provocation. Ils ne se parlaient pas mais la haine du jeune Cullen noyait son regard terrifiant. Il lui en voulait véritablement, il souhaitait vraiment lui faire regretter ses paroles. Enfin ses lèvres s’agitèrent, bien trop vite pour un humain formant un ultime « pourquoi » suppliant mais n’obtenant aucune réponse digne, il attaqua de nouveau, ayant balayé la faiblesse dont il avait fait preuve. Sa rage était étrangement croissante et l’affrontement devenait de plus en plus violent à croire qu’Edward eut libéré l’animal sauvage sans chercher à le canaliser. Mainte fois l’un d’eux deux se retrouva envoyer contre un arbre, provocant la plainte sinistre dans un craquement. Edward attaquait avec véhémence sans même sembler se lasser ou se calmer. Sa prunelle plus sombre que l’onyx fixait mauvaisement Alice qui subissait la colère de son frère après l’avoir poussé à bout. Il ne supportait plus rien, pas même un regard ou une pensée. Enfin il étalait l’ampleur de sa souffrance qui se mesurait dans la violence avec laquelle il attaquait, c'est-à-dire, virulente. Ils se déplaçaient peu à peu vers le centre de la forêt, protégeant inconsciemment le bruit de leur duel sans pareil. Jamais Edward n’avait été si haineux, du moins il ne s’était jamais montré ainsi envers Alice. Ses ressources semblaient désespérément inépuisables. Il attaquait sans relâche et repoussait à son tour Alice lorsqu’elle venait « le chercher » lorsqu’il marquait un temps statique trop long. Parfois un râle violent lui échappait s’il recevait un coup qu’il n’avait pas prévu ou tout simplement qu’il n’avait pas réussi à parer. Ce jeu dura trop longtemps pour qu’ils sachent quand ils avaient commencé mais peu à peu sa violence s’amenuisait bien que la rancune sur son visage était claire.
Lui jetant un dernier regard furibond, il se jeta sur elle sans le but d’attaquer puisqu’il l’entraîna dans sa chute vers le sol humide de la forêt. Le choc fut à peine ressentit mais Edward resta couché à moitié sur Alice, calant son visage contre sa gorge. Il grogna doucement avant de souffler qu’elle n’était qu’une idiote. A sa connaissance il n’avait jamais affronté Alice, ou alors, pas de cette façon avec la véritable envie de lui faire regretter. Il murmura quelque chose d’inaudible et un rictus de colère déforma de nouveau son visage lorsqu’elle le repoussa sans ménagement, l’envoyant un peu plus loin. Il revint vers elle mais cette fois-ci tout fut moins rapide et plus bien que ni Alice ni lui ne daignait à se relever réellement. Proche du chahut, il finissait de se débarrasser de sa haine. Sa mâchoire claqua dans le vide et ce fut cette fois-ci la fin. Lui adressant un regard en coin, il se releva et se détourna, allant plus loin s’asseoir dans les fougères en tournant le dos à Alice. Assis en tailleur, il examinait calmement ses vêtements qui avait reçu leur cota de boue pour l’année. Il frotta doucement ses mains sur son jean sans retirer les feuilles glissées dans ses cheveux cuivrés.
Comment avait-elle oser dire qu’il fuyait ? Il ne faisait que se maintenir loin de Bella pour lui permettre de rester en vie. Il tourna la tête vers Elle, l’observant calmement par-dessus son épaule et il frissonna en la voyant sourire. Il se laissa lourdement tomber sur le sol, continuant son observation d’Alice bien que sa vision soit…retournée.
"Alice...?"
Sa voix avait retrouvé tout son calme et sa douceur mais malgré tout il se méfiait encore Alice, ayant eu du mal à accepter qu’il ne pourrait en aucun cas lui faire regretter ce qu’elle avait puisque leur force était égale. Sa question n’était qu’un test en quelques sortes, bien qu’il savait que même s’il ne voulait pas d’elle et qu’il lui faisait comprendre, elle viendrait tout de même ; Alice n’était pas le genre de personne qui abandonne facilement, surtout lorsqu’il s’agissait de son frère. Ce dernier avait retrouvé cet air neutre et impassible, ne laissait plus rien voir de ce qu’il ressentait même si elle l’avait peiné avec des mots aussi fermes. Jusqu’à maintenant de « telles attaques » n’étaient jamais parvenues avec elle mais plutôt de la part de Rosalie qu’Emmett tentait en vain de raisonner. Edward restait parfois indifférent au venin de la jeune femme qui n’appréciait guère Bella. Contenant de nouveaux ses sentiments, il ne montra rien, pas l’ombre d’un cillement ou simple contraction de la mâchoire. Rien.
Le jeune Cullen ferma les yeux en posant une main sur son torse et l’autre sous sa tête, devenant aussi immobile qu’une statue posée là ; seul la légère brise faisant de temps en temps virevolter une de ses mèches de cheveux cuivrés. Le silence était retombé, Edward ne chercha par aucun moyen à le briser et n’accorda plus un regard à Alice, ni à quoi que ce soit d’autre. Il ne chercha pas à intercepter ses pensées, préférant en rester à un simple brouhaha sans se concentrer sur quiconque. Il ne voulait pas qu’Alice cherche à s’occuper de ses problèmes pourtant, pour une raison x , elle était toujours là mais il n’avait aucune idée d’où elle se trouvait avec précision. |
|  | | Alice Cullen

Inscrit le : 01 Juil 2008 Messages : 26
 | Sujet: Re: Si j'avais eu un coeur... Ven 4 Juil - 10:24 | |
| Alice était couverte de boue, tout comme l’était Edward. A la seule différence qu’elle n’a pas essayé une seule fois de se nettoyer. Sa tenue vestimentaire lui importait peu face à la détresse de son frère. Le petit affrontement qui avait précédé lui avait permis d’extérioriser un minimum sa colère, sa haine, son désespoir, mais cela n’avait pas suffit, comme l’avait prévus la jeune femme.
Alice l’avait regardé s’allonger à même le sol, mais malgré « l’appel » qu’il lui avait lancé, elle ne s’avança pas vers lui. Il avait besoin de réfléchir quelques minutes, et cela sans elle. En le provocant comme elle l’avait fait, elle n’avait cherché qu’à le faire réagir, plus ou moins violemment certes, mais au moins il y avait eu une réaction. La jeune femme préférait le voir fou de rage, même si cette rage il la laissait échappée contre elle, bien qu’elle n’y soit pour rien, plutôt que de le voir garder tous ces sentiments pour lui, les laisser le ronger.
Elle s’assit sur une pierre, un peu plus loin. Toutefois, elle était assez près pour qu’il soit toujours dans son champ de vision. Elle l’observait, le voyant se calmer peu à peu, sans pour autant montrer un seul signe chaleureux à sa sœur. La vérité avait été dure à entendre, certes, mais il fallait qu’il y soit confronté à un moment ou à un autre, et le plus tôt était le mieux. Trop de temps s’était déjà écoulé depuis sa séparation avec le femme que son cœur avait désigné comme La seule et unique.
Enfin, Alice décida de se rapprocher de ce frère qui à cet instant précis ressemblait plus à une statue à tout jamais immobilisée dans le marbre par un sculpteur de talent plutôt qu’à un être « vivant ». Elle s’avança avec une lenteur mesurée, en cherchant pas à le brusquer ou à le surprendre, car depuis déjà quelques minutes, il avait cessé de lui prêté moindre attention. Elle s’assit tout d’abord à plus ou moins un mètre de lui. Il ne voulait pas qu’elle s’approche et cela, elle le respectait. Il ne tourna pas la tête, mais il savait qu’elle était là, toute proche. Dans ses yeux, on pouvait lire qu’il lui en voulait cruellement pour ce qu’elle avait osé lui dire. Inutile de préciser que peu de gens osent parler franchement à Edward Cullen, il est donc rare qu’on le contredise ou qu’on le confronte à la dure réalité des choses.
« Ce que je t’ai dit tout à l’heure, c’est la sombre vérité, tu le sais aussi bien que moi Edward, seulement tu ne veux pas l’admettre. »
Pour seule réaction de la part du jeune homme allongé dans l’herbe, Alice reçu un regard noir et un grognement d’avertissement. Visiblement, il n’avait pas compris la démarche de sa sœur, qui ne consistait pas à l’enfoncer davantage mais à l’aider, pas de manière évidente pour lui certes, mais elle lui proposait son aide malgré tout.
Elle lui laissa encore quelques minutes, en espérant qu’il finirait pas comprendre qu’elle ne lui voulait aucun mal, en vain. En désespoir de cause, elle décida d’essayer de lui expliquer pourquoi elle s’était montrée si tranchante à son sujet.
« Ca t’as fait mal pas vrai, ce que j’ai dit. C’est pour ça que tu t’en sois pris à moi si violemment, n’essayant même pas de retenir tes instincts sauvages. L’espace d’un instant, je représentais toutes les choses qui te font souffrir et tu as pu te battre contre elle physiquement. – Elle marqua un temps d’arrêt puis repris. – Si j’ai fais ça, c’est pour que tu comprennes que tout ce que tu viens de me faire subir, c’est le combat intérieur que tu dois mener contre cette souffrance dévorante. Ou alors si tu ne t’en sens pas la force, il te reste une autre alternative … »
Alice se tut, le regardant. Pour la première fois depuis qu’elle s’était approchée, il lui portait enfin de l’intérêt. Il semblait intéressé par ce qu’elle venait de dire, même si elle savait que la seule raison pour laquelle il la voyait enfin était de savoir ce qu’était cette alternative qu’elle proposait. La jeune femme plongea alors ses yeux dorés dans le noir de ceux d’Edward et pensa à cette idée qui lui paraissait évidente.
* Réfléchis un instant. Tu as dit avoir quitté Bella pour sa propre sécurité, et c’est une décision très sage de ta part de te sacrifier pour son bonheur, mais regarde la réalité en face. Ca aurait été très bien si Bella s’en était remise, seulement tu sais aussi bien que moi qu’elle ne vit plus depuis que tu l’as laissée. Tu penses que c’est agréable pour elle de vivre ainsi ? Vous êtes chacun de votre côté à pleurer l’autre alors … puisque ce que tu attendais n’arrives pas, pourquoi ne pas retourner la voir …* |
|  | | Edward Cullen • Je te protègerais autant que je t'aime •

Age : 107 Inscrit le : 28 Fév 2008 Messages : 84 Localisation : * Forks *
 | Sujet: Re: Si j'avais eu un coeur... Ven 4 Juil - 16:29 | |
| Edward fut étonné qu’elle ne vienne pas et il finit par ouvrir les yeux, cherchant une raison à cette absence. Il se redressa vivement avant de ramener ses jambes de façon à être assis en tailleur. Il scruta Alice, ne la quittant pas non plus du regard. Ce fut lui qui détourna la tête en premier, agacé par ce nouvel affront mais rapidement il lui jeta de nouveau un regard en coin, curieux de la voir figé plus loin. Pourquoi ne venait-elle pas ? Il se prit de passion pour le sol, faisant tourner un bout de bois entre ses doigts. Il refusait qu’Alice se mêle à cette affaire pourtant elle y arrivait à merveille, contrariant avec perfection son frère.
Lorsqu’elle pensa il ne put s’empêcher de rire, remarquant qu’elle le stimulait autrement alors qu’il ne souhaitait pas faire d’effort mais elle s’était montré suffisamment intéressante pour qu’il daigne à lui porter son attention. Un rictus de dégoût déforma son visage parfait pendant une fraction de seconde mais il ne répondit rien. Il marmonna un vague « au moins elle est en vie » mais il mit fin à la discussion à sa façon, ne répondant rien de clair à sa sœur.
« Tu as été sotte… », Fini-t-il par lancer d’un ton léger. Sotte d’avoir voulu le provoquer car elle aurait pu lui parler directement aurait été le même chose à la différence qu’il ne se serait pas défoulé sur elle.
Se levant souplement, Edward vint s’asseoir près d’elle, comme si elle n’avait jamais rien dit et lui non plus, comme si elle venait d’arriver. Il retira une feuille des cheveux de sa sœur et sourit en l’examinant. Elle était si belle que lui – dans tous les sens du terme, aussi bien pour la boue que pour le sens véritable. Il sentait qu’elle le regardait mais il restait silencieux et refusait de croiser son regard. Il songea à tout ce qu’il avait fait enduré à Alice à cet instant même mais aussi à toute la famille. Il releva enfin la tête vers sa sœur et elle parvint à le dérider puisque un coin de sa bouche s’étira, formant encore et toujours ce même sourire. Il appuya sa tête contre son épaule en fixant un point invisible dans le vague.
« Pardon, murmura-t-il si bas que cela était à peine audible, mais tu n’aurais pas du quand même… »
Face aux protestations que préparait Alice il rit en se redressant, lui adressant un regard plus chaleureux que les précédents. Il secoua doucement la tête en songeant et l’observa de nouveau avant de s’adresser à elle.
« Tu lâcheras pas hein…Tant mieux, moi non plus… Alors, ça va quoi de se battre avec un animal de ta taille ? »
Il la regarda avec un amusement mêlé de curiosité avant de passer ses doigts dans ses cheveux, les rendant un peu plus désordonné qu’en temps normal. Maintenant qu’il pouvait réfléchir avec un peu de recul, il regrettait d’avoir réagit aux paroles d’Alice car il aurait pu la blesser bien qu’elle ait sa force, elle n’avait pas sa haine. Il se raidit et sa sœur sembla le remarquer puisqu’elle lui adressa un regard inquiet mais il se détendit tout aussi rapidement et lui assura qu’il pensait à autre chose. Jetant de nouveau son regard sur elle, ses lèvres frémir et de nouveau s’étirèrent en un sourire. Qu’allait dire Esmée en les voyant revenir comme ça ? A croire qu’ils avaient prit un bain de boue…à moins que leur mère ne devine qu’ils s’étaient « chamailler » ce qui n’enthousiasmait pas particulièrement Edward à l’idée de voir de nouveau son regard inquiet.
« C’était plus attrayant que la chasse…, déclara-t-il pensivement, Bien plus attrayant…Les animaux sont plus simple à attraper que toi, ça change un peu et ce n’est pas si désagréable que ça même si j’ai du mal à m’arrêter…Que va penser Esmée en nous voyant comme ça…On dirait deux enfants qui ont pataugé soigneusement dans la boue ou qui se sont tout simplement battu…Et…sachant qu’elle a conscience que tu venais pas vers moi pour chasser tranquillement…, marquant une pause, il retrouva son visage neutre. Tu as encore une feuille dans les cheveux tu sais ? »
Ennuyé, il retroussa calmement les manche de sa chemise jusqu’au niveau du coude et s’inspecta à son tour, n’ayant aucune envie de rentrer immédiatement. La boue séchée l’agaçait mais la façon avec laquelle il s’était retrouvé dans cet état le faisait sourire malgré tout. Anxieux il releva de nouveau le regard, regardant avec une certaine attention Alice. Elle le perturbait inconsciemment avec ses pensées et il n’obtenait pas réponse à une question le rendait mal à l’aise.
« …Tu m’en veux ?... »
Guettant sa réaction, il avait cessé de bouger, seul son regard fixait intensément sa sœur. Son front se plissa sous l’inquiétude puis son visage redevint lisse, paré de ce masque habituel qui maintenant venait s’installer avec tout autant de naturel que n’importe qu’elle autre expressions sur son visage marmoréen. Elle aurait pu lui en vouloir, il n’avait pas fait que réagir et se ruer bêtement sur elle, il avait ressentit une haine profonde qui l’avait rendu naturellement violent et avec la véritable envie de lui faire regretter ses mots alors qu’il aurait simplement pu chercher à se battre contre elle pour se défouler sans autre but et sans aucun sentiment comme l’aversion. |
|  | | Alice Cullen

Inscrit le : 01 Juil 2008 Messages : 26
 | Sujet: Re: Si j'avais eu un coeur... Ven 4 Juil - 17:34 | |
| Alice commençait à reconnaître enfin le frère avec qui elle entretenait un lien si étroit, celui avec qui elle pouvait parler sans craindre de dire quelque chose de trop. D’ailleurs la jeune femme n’était pas du genre à garder pour elle ce qu’elle pensait, dans la mesure où le dire tout haut servait à quelque chose. Ce caractère assez franc n’était pas là pour blesser les gens, non, les réflexions marquantes et sans intérêt elle les gardait. Elle ne dévoilait que ce qu’elle jugeait utile. Et là, en l’occurrence, elle avait pensé que ce serait mieux de dire le fond de ses pensées à son frère.
Alice avait accueil la remarque d’Edward sans broncher, bien qu’au fond elle était un peu blessée. Il parlait sous le coup de la colère, du moins elle s’était efforcée de s’en persuader. C’est pour cette raison qu’elle fut soulagée lorsqu’elle l’entendit murmurer des excuses. Le reste de sa phrase l’avait faite sourire, c’était tout lui : il fallait toujours qu’il se justifie, qu’il fasse comprendre à l’autre que si il avait fait ou dit quelque chose qu’il regrettait, c’était de la faute de la personne, et non de la sienne. Certainement ce petit côté fier qui ne l’avait jamais quitté. Mais Alice le connaissait et ne lui en voulait pas.
Alice n’enleva pas la feuille qu’elle avait dans les cheveux, bien qu’Edward l’ai prévenu. Elle n’avait que faire de son apparence, de l’image qu’elle donnait à l’instant même, c’est-à-dire celle d’une fille négligée, sale. Lorsqu’il avait prononcé le nom de leur mère, Alice s’était un peu tendue. L’espace d’un instant, l’image de l’inquiétude qui régnait sur le visage d’Esmée depuis déjà plusieurs jours s’imposa à elle et la déstabilisa. Mais elle se reprit rapidement, ne laissant pas le temps à Edward de sonder cette pensée.
Alice voyait bien que quelque chose tourmentait son frère sans qu’il ne veuille le dire. Ce n’est que lorsqu’il lui demanda enfin d’une voix timide « Tu m’en veux ? » qu’elle comprit qu’il avait peur d’avoir cassé quelque chose entre elle et lui avec son agressivité de tout à l’heure. La jeune femme s’empressa alors de se rapprocher de lui et de passer une main douce sur sa joue glacée. Un sourire se dessina sur son visage, un sourire sincère remplis de tendresse.
« Je suis là, avec toi Edward. C’est donc que je ne t’en veux pas. Et puis comme tu l’as dit, je ne te lâcherai pas comme ça, sauf si tu me le demandes bien sûr, dans ce cas je ne t’imposerai pas plus ma présence. »
Alice le regarda dans les yeux, l’interrogeant du regard. Mais il n’avait pas l’air de lui demander de le laisser tranquille. Peut-être l’aurait-il fait un peu plus tôt alors qu’elle l’avait énervé au plus haut point, mais plus maintenant. Il n’était pas encore prêt à accepter son aide, elle en avait conscience, mais la présence rassurante qu’elle lui apportait lui semblait nécessaire. Il avait besoin d’être réconforté, et à défaut d’avoir Bella, Alice était là. Elle l’embrassa* longuement, lui chuchotant ce qu’il avait besoin d’entendre à l’oreille. Peu à peu, elle regagnait sa confiance, ce qui était essentiel pour que par la suite il écoute ce qu’elle avait à lui dire sans se braquer. Au bout de quelques minutes, elle se retira, mais resta tout de même tout près du jeune homme. Elle voulait aborder un sujet plutôt douloureux mais pourtant très important, mais elle ne savait pas comment commencer.
« Edward, tu sais, peu importe l’état dans lequel on rentrera à la maison, Esmée n’en a rien à faire en réalité. Pour elle, tout ce qui compte, c’est … que tu rentres, tout simplement. Elle se fait beaucoup de soucis, tu n’es pas sans le savoir. Oh je ne dis pas ça pour te faire culpabiliser, non pas du tout, seulement je ne veux pas que tu sois surpris de son attitude quand tu rentreras. Elle risque de se montrer légèrement envahissante, enfin tu la connais. Elle peut parfois se montrer un peu étouffante, mais essaye de ne pas la vexer en t’isolant trop. Elle t’aime, tu le sais aussi bien que moi, alors soit un peu compréhensif avec elle. »
Alice était un peu mal à l’aise, ayant peur d’avoir braqué son frère sur un sujet qui le touche particulièrement. La famille était quelque chose de sacré pour les Cullen et lorsque l’un des membres n’allait pas bien, tous les autres en souffraient, mais Esmée était certainement la plus touchée. La jeune femme avait réellement peur que son frère prenne mal ses paroles, elle se senti donc obligée de continuer.
« Je ne te fais aucun reproche, je voulais simplement te prévenir, que tu ne sois pas surpris en la voyant. »
Alice enleva sans grande conviction un peu de bout séchée qui restait encore sur son bras. Il est vrai que s’ils pouvaient éviter d’avoir à donner une explication à leurs vêtements sales, il fallait la saisir.
* petite précision pour ne pas qu'il y ait de malentendu : ici le verbe "embrasser" est à prendre dans le sens elle le prit dans ses bras |
|  | | Edward Cullen • Je te protègerais autant que je t'aime •

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 | Sujet: Re: Si j'avais eu un coeur... Ven 4 Juil - 18:20 | |
| Edward claqua de la langue lorsqu’elle aborda le sujet d’Esmée mais il la laissa finir malgré tout, la regardant du coup de l’œil mais il comprit rapidement que ce n’était qu’un avertissement de la part d’Alice et il se calma en acquiescant. Il n’y a que Rosalie, dont parfois le comportement lui échappait, qui était capable de renfermer de nouveau Edward sur lui-même en accusant de nouveau Bella, brisant le travail qu’avait du effectué Alice pour le tranquilliser pendant un moment.
Baissant le regard il cherchait en vain une explication pour leur état mais il ne trouvait rien de valable sachant qu’il ne voulait pas mentir à Esmée ce qui compliquait les choses. Il mit fin à sa réflexion complexe tranchant qu’il dirait la vérité avec le même ton détaché qu’il pouvait avoir lorsqu’il parlait de quelque chose sans intérêt ; avec un peu de chance Esmée comprendrait que ce n’était rien… Il resta longuement silencieux, n’ayant rien à dire, rien à faire et il semblait de même pour Alice c’est pourquoi il se leva avec aisance et tandis la main à sa sœur, réflexe qu’il avait apprit avec Bella qui, si elle se relevait seule et trop vite, chutait en trébuchant au premier pas. Prenant conscience de l’inutilité de son geste il laissa retomber sa main en se pinçant les lèvres. Lorsqu’il se détourna avec quelques pensées mélancoliques elle était déjà à côté de lui, ayant comprit le message.
Il lui adressa un regard et marcha calmement à ses côtés dans les bois sans même se soucier de ce qui jonchait le sol ou le chemin qu’ils devaient prendre pour rentrer. Il inspira de nouveau profondément et porta son regard vers la cime des arbres entrelacés. Leurs bras créaient des nœuds et les feuilles, une couverture compacte et une barrière infranchissable pour le soleil.
« Pour notre état…je m’en charge…Après tout, c’est bien moi qui ait commencé non ? Enfin, c’est moi qui me suis jeté le premier, sur ce point nous sommes au moins d’avis n’est ce pas ? Esmée trouvera autre chose pour angoisser mais je ne pense pas qu’elle s’inquiètera de notre…affront si l’on revient ensemble en discutant tranquillement. Je reconnais que je peux m’emporter donc c’est bien une preuve que nous ne sommes pas fâché si je me tiens près de toi…Qu’en penses-tu ? Et, si nous ne sommes pas fâchés, c’est qu’il n’y a pas de soucis à se faire…Je ne vois pas de faille dans ma justification…Y en a t il une ? Hormis le fait que nous ne étions jamais « battu »…Mais appelons ça du chahut… »
Edward se perdit dans ses réflexions, retrouvant le silence tout en prêtant une attention particulière aux pensées d’Alice. Il laissa son regard se perdre dans le néant mais l’odeur d’une biche lui fit tourner la tête bien qu’il n’en ait que faire. Reprenant son explication plus proche du monologue, il montait petit à petit des affirmations qui couperaient court aux inquiétudes de leur mère.
« Nous avons donc chahuté. C’est fini et tout va bien, cela n’a rien changé à notre relation. Maintenant, je resterais avec elle mais je ne compte pas répondre à toutes ses questions étouffantes, juste celles qui sauront l’apaiser, les autres, je les éluderais d’un moyen ou d’un autre sans trop de difficultés. Quant à toi, tu n’as pas intérêt à m’abandonner ou je te colle pendant des semaines et des semaines. Je n’ai pas envie de me retrouver entièrement seul face à Esmée…Je sais que je vous fais du mal à tous mais elle encore plus malgré tout je ne veux pas lui céder ce que je souhaite garder pour moi…Tu devrais comprendre…Carlisle ne devrait pas être un souci en lui-même, il sait respecter les limites que j’impose, un peu trop, aux autres. Après…ça ira, conclut-il fièrement avant de froncer les sourcils en regardant Alice. Cette feuille m’énerve… »
Edward laissa échapper un rire doux avant de retirer ladite feuille en question. Il soupira de soulagement une fois qu’elle fut réduis en miette et observa de nouveau sa sœur. Hormis la boue, on aurait pu croire qu’elle s’était juste promenée dans un endroit sauvage mais pour sa part le jeune Cullen était moins présentable. Ses cheveux en bataille étaient aussi mélangés avec des feuilles et de la boue, son jean avait méchamment reçu pendant leur « jeu » violent quant à sa chemise il paraissait impossible qu’elle en ressorte indemne. |
|  | | Alice Cullen

Inscrit le : 01 Juil 2008 Messages : 26
 | Sujet: Re: Si j'avais eu un coeur... Ven 4 Juil - 20:52 | |
| Alice s’était callée sur le rythme de marche d’Edward, qui était étonnement lent d’ailleurs. Certainement parce qu’il n’était pas pressé de rentrer et d’affronter l’interrogatoire qui l’attendait. Elle ne pouvait pas le blâmer, à sa place elle aurait réagit plus ou moins de la même manière. Lorsqu’on ne va pas bien, la dernière des choses dont on a besoin est bien d’affronter le regard angoissé d’une personne à qui l’on tient, et encore moins de répondre à ses incessantes questions. Elle n’allait pas le laisser seul face à leur mère, il n’avait pas à avoir de crainte là-dessus.
« Très bien, je te laisse te charger de lui expliquer les causes de notre état. Quant à moi, je te promets de ne pas te laisser tomber, je resterai avec toi autant que tu en auras besoin. »
Alice lui fit un de ses plus beaux sourires et lui ébouriffa gentiment les cheveux, ce qui ne fut pas une mince affaire étant donné la boue séchée qui s’y était accumulée. Ce geste en enleva un peu, certes, mais il désordonna encore davantage sa chevelure déjà très capricieuse. En le voyant, Alice ne put s’empêcher de rire, un rire tellement libérateur après tant d’émotions.
Ils continuèrent de marcher un moment sans qu’aucun des deux ne cherchent à prendre la parole. A l’allure où ils allaient, ils n’étaient pas près de rentrer, s’étant beaucoup éloigné de la maison familiale sans même s’en rendre compte, mais ni l’un ni l’autre ne s’en souciait. Après tout rien ne pressait, ils avaient l’éternité devant eux, ils le déploraient assez. Finalement, Alice, qui jusqu’alors était à distance respectable de son frère, se rapprocha et lui prit a main. Il parut surpris mais ne broncha pas. A vrai dire, à cet instant précis, c’était elle qui avait besoin de réconfort, mais trop fière pour l’admettre, elle mettait ce soudain rapprochement sur le compte de l’anxiété d’Edward.
Le soleil commençait certainement à décliner derrière le rideau de feuille qui s’était créé il y a déjà plusieurs centaines d’années et qui surplombait leur tête. La lumière baissait au fur et à mesure, jusqu’à plonger les deux vampires dans la pénombre, ce qui n’était en rien un handicap pour eux, qui se déplaçaient parfaitement de jour comme de nuit. Le seul inconvénient de cette partie du jour était la mélancolie qu’elle apportait avec elle. Pour les vampires aussi « âgés » qu’eux, la nuit était un moment sombre qu’ils traversaient avec peine, elle n’offrait plus les attraits qu’ils lui trouvaient au début : un manteau pour les dissimuler, un moment où ils n’avaient plus besoin de se cacher, etc. …
Alice retenait une question qui lui trottait dans la tête depuis déjà un bon moment, mais elle n’avait pas voulu la poser à Edward en début du chemin, ne souhaitant pas détruire la confiance qu’il lui accordait de nouveau. Mais à présent, elle pensait qu’il fallait qu’elle lui demande avant qu’ils n’aient atteint la maison où toute la famille les accueillerait.
« Edward … dis-moi … est-ce que tu as réfléchit à ce que je t’ai dit tout à l’heure à propos de cette fameuse alternative ? Tu as pris une décision ?... »
Alice aurait sincèrement voulu qu’il choisisse cette option, celle de rejoindre Bella et de ne plus se poser de questions. Elle savait que c’était le seul et unique moyen pour que lui et Isabella (avec qui Alice avait noué une très forte amitié) retrouve goût à la vie. Cette certitude, elle n’était pas due à une quelconque vision, ce qui aurait été impossible puisqu’aucun des deux concerné n’avait réellement décidé de rejoindre l’autre. Non, cette certitude lui venait de son intuition qui ne la trompait que rarement.
Ca ne pouvait en être autrement de toute manière. En décidant de la quitter, Edward pensait lui offrir une vie bien meilleure, loin du danger qu’il représentait pour elle. Il s’était sacrifié, s’assurant au passage l’éternité à souffrir, tout ça pour que Bella puisse survivre. Geste très noble s’il avait marché. Seulement rien ne s’était passé comme il l’avait pensé, sous-estimant l’amour qu’elle lui portait. Elle comme lui étaient malheureux comme les pierres, ayant perdu toute envie de vivre. La seule solution était de les réunir de nouveau, mais il n’y avait qu’Edward qui pouvait arranger les choses, en décidant d’aller la rejoindre.
Alice avait laissé Edward écouter cette réflexion intérieur, espérant qu’elle arriverait à le convaincre de faire le bon choix, après elle ne savait pas s’il l’avait écouté ou non. Mais au moins il connaissait son point de vue, c’est tout ce qu’elle voulait.
Pour une fois, Alice avait mal calculé les distances. Elle qui pensait se trouver à encore plusieurs kilomètre de la maison fut surprise de voir les lumières qui illuminaient le salon à travers la baie vitrée. Elle s’arrêta net, n’étant pas décidée à passer le pas de la porte tant qu’elle n’aurait pas écouté la réponse d’Edward. Elle lui serra la main qu’elle tenait encore et lui aussi s’arrêta, se tournant face à elle. La jeune femme pouvait lire dans ses yeux que la réflexion le torturait, et soudain, elle s’en voulut de lui avoir posé la question, mais ce qui était fait était fait. |
|  | | Edward Cullen • Je te protègerais autant que je t'aime •

Age : 107 Inscrit le : 28 Fév 2008 Messages : 84 Localisation : * Forks *
 | Sujet: Re: Si j'avais eu un coeur... Mar 8 Juil - 15:19 | |
| Edward resta perplexe lorsqu’Alice saisit sa main mais il ne fit aucune remarque comprenant pas. Avait-il trahit un sentiment de trop ? Son regard interrogea la jeune femme car ses pensées n’étaient d’aucun secours, bien au contraire, trop confuses pour être ordonnées, ces dernières malmenaient l’esprit de son frère. Comme à son idée, il n’obtint rien mais pour une fois, il n’insista pas. Ils marchèrent en silence mais Edward se prit à apprécier ce moment car malgré tout, il était le fruit de leur complicité et de leur entente. Aucun geste ne montra à Alice combien il souffrait de cette réflexion forcée mais lorsqu’elle s’arrêté et lui serra la main, il daigna à lui faire face, lui offrant le spectacle de ce regard qui trahissait ce qu’il ressentait à cet instant. Il resta immobile, pétrifié pendant de longues minutes avant de se défaire doucement de la main d’Alice, préférant la prendre dans ses bras.
« Je l’aime », murmura-t-il d’un air penaud.
Sentant un regard observateur, Edward se retourna vers la villa d’un air accusateur sans lâcher Alice pour autant. Il grogna doucement à son oreille et se raidit.
« Jure-moi de garder ma réponse pour toi. »
Il la regarda en la menaçant du regard. Il savait qu’elle le garderait pour elle mais il avait brusquement besoin de l’entendre dire. Il ferma les yeux lorsqu’elle l’eut fait et cacha son visage dans son coup, se détendant peu à peu.
« Je … J’irai la voir demain dans la nuit, après avoir chassé avec Emmett … Alice … j’ai si peur qu’elle m’ait remplacé, qu’elle ne veuille plus me voir … Je l’ai rendue malheureuse, elle peut m’en vouloir … »
Edward serra un peu plus sa sœur contre lui et finit par se redresser, la regardant avec appréhension, gêné par cet aveu. Il relâcha légèrement son étreinte avant de caresser sa joue avec une tendresse qu’il avait longtemps réservée uniquement à Bella.
« Pardonne-moi Alice … Je suis perdu et c’est sur toi que cela retombe … pardon … »
Pour une fois sa fierté s’était tue, ses excuses ne furent pas complétées par une quelconque justification. Si jamais Esmée apprenait que le jeune Cullen prévoyait de retourner près de Bella, elle s’inquiéterait toute la nuit durant, craignant que son fils soit repoussé par celle qu’il aimait toujours. Il laissa Alice là et s’éloigna en direction de la maison mai si l revint rapidement vers elle, passant son bras autour de ses épaules, lui adressant un sourire timide.
« Viens, on va enfin se débarrasser de cette boue. »
Il rit enfin, changeant d’humeur facilement. En inclinant la tête vers elle, il n’attendait qu’une chose qu’elle sembla comprendre puisqu’il sentit ses doigts passer vivement dans ses cheveux. Créant un nuage de poussière marron, déclenchant de nouveau le rire sincère d’Edward. Il serra doucement ses épaules en lui souriant tout de même joyeux – bien que nerveux – à l’idée de retrouver Bella. Malgré cette semi bonne humeur, il préféra entrer le second à l’intérieur, et immédiatement, il vit Esmée les observer avec inquiétude, mais Edward lui sourit, cherchant à faire abstraction des pensées anxieuses de leur mère.
« Il ne nous est rien arrivé, protesta-t-il sur le ton de la surprise, en répondant aux pensées, nous avons juste chahuté à notre façon … nous allons parfaitement bien … »
Il se rapprocha d’Alice, cherchant un soutient, espérant de l’aide, un regard ou une pensée encourageante, mais il n’attendit pas, allant vers Esmée sans plus hésiter. Elle le devança dans son geste, le prenant dans ses bras, ce qui sembla les rassurer tous les deux. Esmée cherchait le calme tandis qu’Edward était en quête d’affection, ce qui ravit sa mère, mais ils finirent par s’asseoir tous trois, malgré l’tat boueux des deux jeunes. Il remercia Alice du regard lorsqu’elle vint s’asseoir à côté de lui. |
|  | | Alice Cullen

Inscrit le : 01 Juil 2008 Messages : 26
 | Sujet: Re: Si j'avais eu un coeur... Mar 15 Juil - 19:50 | |
| Lorsqu’Edward avait fait part de ses doutes quant à l’attitude potentielle de Bella s’il la revoyait à Alice, cette-dernière s’était efforcée de l’apaiser, de le rassurer sans pour autant ouvrir la bouche. Ses mots de réconforts ne sortaient pas de sa pensée et pourtant elle savait qu’ils atteignaient Edward. Son don de lire dans les pensées pouvait certes être agaçant par moment, quand elle cherchait à lui cacher des choses pour son bien par exemple, mais parfois c’était vraiment pratique, comme en ce moment-même.
Le rire d’Edward qui, on le sentait, n’était pas forcé, allégea le cœur d’Alice, jusqu’à présent si lourd de tristesse et de compassion. Cet état ne durerait pas éternellement, et il ne signifiait pas qu’il allait mieux, mais au moins il se détendait l’espace d’un instant. Le visage inquiet d’Esmée ne la surprit pas quand elle passa le pas de la porte, mais la jeune femme eu peur que la mine qu’arborait leur mère perturbe Edward, mais elle fut rassurée quand elle les vit s’étreindre de la sorte. Un sourire se dessina sur son visage tant cette vision était agréable et rassurante.
Au moment d’aller s’asseoir en compagnie d’Esmée et d’Edward, Alice prit évidemment place aux côtés de son frère comme elle le lui avait promis. En se remémorant les paroles du vampire, elle esquissa l’ombre d’un sourire. « Quant à toi, tu n’as pas intérêt à m’abandonner ou je te colle pendant des semaines et des semaines. Je n’ai pas envie de me retrouver entièrement seul face à Esmée… » Il proférait toujours des menaces afin d’être certain qu’il obtienne ce qu’il veut, alors que la plupart du temps il n’en avait nullement besoin, mais cela le rassurait et Alice ne lui avait jamais fait la remarque.
Malgré sa présence, Edward et Esmée parlaient sans malaise, lui essayant d’apaiser ses craintes et de la réconforter, elle lui assurant que quoi qu’il puisse faire elle ne le laisserait jamais tomber. Cet échange dura quelques minutes, minutes durant lesquelles Alice ne décocha pas un mot, mais elle communiquait sans mal à son frère toute la reconnaissance qu’elle avait qu’il ne se braque pas face à l’inquiétude de leur mère.
Quand Edward eu dit tout ce qu’il avait à dire à Esmée, qu’il n’avait plus rien à ajouter, il se leva et Alice l’imita sans tarder. Il avait su trouver le bon moment avant que la femme qui se faisait tant de soucis ne commence à poser trop de questions auxquelles il ne souhaitait pas répondre. Tous deux souhaitèrent une bonne nuit à leur mère (seulement par habitude car bien évidement, comme eux deux, elle ne fermerait pas l’œil de la nuit et tâcherait de vaguer à ses occupations) et montèrent à l’étage.
« Bon, je vais prendre une douche … tu devrais faire pareil, ce ne serait pas du luxe vu ton état. »
Bien sûr il protesta, lui faisant remarquer qu’elle n’était pas plus présentable que lui. Elle aimait le provoquer gentiment tout comme de vrais frères et sœurs liés par le sang le feraient. D’ailleurs, elle le considérait comme tel, n’ayant aucun souvenir de sa « vie d’avant ». Pour elle, à la différence des autres membres de sa famille, la transformation que Carlisle avait opérée sur elle, elle la considérait comme une renaissance, une seconde chance qui s’offrait à elle. C’est très certainement grâce à cette façon de voir les choses qu’elle était d’un naturel si dynamique et enjoué.
« Je serais dans ma chambre si tu ne veux pas rester seul. »
Alice se détourna et alla dans la salle de bain. Elle ne voulait pas lui imposer sa présence mais en même temps elle ne souhaitait pas qu’il se sente rejeté. Par ces quelques mots, il fallait qu’il comprenne qu’elle lui laissait ce petit moment de solitude et de réflexion qu’il avait peut-être besoin, mais que s’il souhaitait parler davantage, ou tout simplement sentir une présence réconfortante, elle était là.
Elle prit rapidement une douche afin de se débarrasser des derniers restes de boue qui lui collaient encore à la peau puis s’enveloppa dans une serviette. Elle resta un moment assise sur le rebord de la baignoire, plongée dans ses pensées mais un éclaire qui zébra la nuit noire la réveilla. Elle alla dans sa chambre et s’allongea sur le lit qui n’était là que pour montrer que cette pièce était une chambre. |
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